Trois livres autour de l’Antarctique (qui me passionne actuellement), sixième continent, terre australe rude et longtemps inexplorée.
Dôme de glace sec, désert blanc sans végétation (sinon quelques mousses et lichens) et sans population autochtone.
Dôme de glace sec, désert blanc sans végétation (sinon quelques mousses et lichens) et sans population autochtone.
« Le continent des superlatifs. Le monde des extrêmes »
(Emmanuel Lepage, La lune est Blanche)
Terre aujourd’hui dédiée à la recherche scientifique et à la paix.
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Ce documentaire (qui en fait réunit deux titres qui existaient précédemment dans la collection : Le Grand Nord raconté aux enfants et Le pôle Sud raconté aux enfants) se divise en 2 parties, une première est consacrée à l’Arctique quand la seconde nous permet de découvrir l’Antarctique (qui nous intéresse aujourd'hui) et notamment :
Les îlots qui l’encerclent (les îles Kerguelen, les îles Crozet, la Géorgie du sud…) / les explorateurs qui se sont aventurés sur cette terre / les conditions météorologiques qui y règnent / ces icebergs (les plus grands du monde) que l’on peut y observer / sa faune, rare (composée essentiellement de krills -des minuscules crevettes qui font le bonheur des animaux aquatiques- de manchots empereurs qui sont les rares animaux à pouvoir se reproduire dans cet univers glacial et d’oiseaux migrateurs qui fréquentent les îles australes pendant l’été) / ses bases scientifiques essentielles à la recherche (sur la mémoire des climats, l’étude de l’atmosphère, l’astronomie..)..
Les îlots qui l’encerclent (les îles Kerguelen, les îles Crozet, la Géorgie du sud…) / les explorateurs qui se sont aventurés sur cette terre / les conditions météorologiques qui y règnent / ces icebergs (les plus grands du monde) que l’on peut y observer / sa faune, rare (composée essentiellement de krills -des minuscules crevettes qui font le bonheur des animaux aquatiques- de manchots empereurs qui sont les rares animaux à pouvoir se reproduire dans cet univers glacial et d’oiseaux migrateurs qui fréquentent les îles australes pendant l’été) / ses bases scientifiques essentielles à la recherche (sur la mémoire des climats, l’étude de l’atmosphère, l’astronomie..)..
Les dernières pages sont consacrées à l’avenir possible de ce continent et les menaces qui pèsent sur lui. Ce continent qui, pour Jean-Louis Etienne (cité par Catherine Guigon) ne doit pas être « un continent pour les hommes, mais un continent pour la Terre ».
Suivant le principe même de cette collection ("Le monde raconté aux enfants") qui se propose de faire découvrir le monde aux enfants à travers l’œil des plus grands photographes, ce documentaire s’articule autour des très belles photographies de Francis Latreille qui s’est rendu à plusieurs reprises en Antarctique.
Francis Latreille (photographies) / Catherine Guigon (textes), Les pôles racontés aux enfants, De La Martinière jeunesse, octobre 2012.
Francis Latreille (photographies) / Catherine Guigon (textes), Les pôles racontés aux enfants, De La Martinière jeunesse, octobre 2012.
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Quand le 8 août 1914, Ernest Shackleton et son équipage lèvent l’ancre de « L’endurance » (navire en bois de sapin de Norvège d’une extrême solidité), le pôle a déjà été conquis non pas par des britanniques mais par un norvégien, Roald Amundsen, qui -en 1911- distance de très peu l’expédition de Robert Falcon Scott.
Ernest Shackleton, navigateur irlandais passionné et ambitieux, décide quelques années après de lancer un nouveau défi : traverser le continent en traîneau d’une mer à l’autre. L’idée est d’arriver sur le continent par la mer de Weddell, d’y laisser « L’endurance » et de rejoindre en traîneau la mer de Ross où les attendra un autre bateau, « L’Aurora », en passant par le pôle géographique.
Mais les conditions climatiques sont telles que l’expédition tourne court, « L’Endurance » étant prise dans la glace. L’espoir d’une amélioration des conditions qui permettrait la libération du navire s’éteint lui aussi. Le navire est littéralement broyé par la pression des glaces. Il ne s’agit donc plus que de TENIR, dans le froid polaire et la nuit. Des campements de fortune sont montés sur une banquise instable et chacun tente du mieux possible de s’occuper, de garder espoir, de survivre…
William Grill relate avec brio toute l'histoire de cette incroyable expédition (dont les faits et épisodes ont été consignés jour après jour par le navigateur irlandais), de sa préparation (financement / présentation de l'équipage et même des chiens / matériel et vivres / itinéraire…) au sauvetage de l’équipage, 2 ans après leur départ.
Son texte palpitant, composé de petits chapitres, plonge le lecteur au cœur de l’aventure et de la tension que les conditions extrêmes vécues par les protagonistes font naître. Il est merveilleusement mis en couleurs par une illustration aux crayons comme croquée, pleine de charme. L’artiste alterne grandes planches en double-page (impressionnantes !), cartes, vignettes explicatives... dans une mise en page dynamique et inventive dans laquelle s’intègre élégamment le texte.
Tout à la fois récit et documentaire, cet album éblouissant et instructif est l’un des plus beaux de la fin d’année. Il célèbre la bravoure, l’endurance, le choix de l’humain au détriment de l’exploit scientifique. De cette expédition à haut risque, tout l’équipage reviendra vivant. Et en cela, elle ne peut se révéler un échec mais une victoire. L’auteur insiste sur la manière dont Ernest Shackleton a cherché par tous les moyens à maintenir le moral de ses hommes, à leur trouver des occupations pour ne pas qu’ils sombrent. Le navigateur écrira plus tard : « J’ai choisi la vie plutôt que la mort, pour moi et pour mes amis… Je crois qu’il est dans notre nature d’explorer, de plonger dans l’inconnu. Le véritable échec serait de ne jamais rien explorer ».
Un hymne à l’aventure humaine à partager avec les enfants dès 8 ans.
Pour voir des visuels de l'intérieur, un petit clic : ici.
William Grill, Le voyage extraordinaire – L’aventure vraie d’Ernest Shackleton au cœur de l’Antarctique, Casterman, octobre 2014. (Traduit de l'anglais par Valentine Palfrey).
En 2011, Emmanuel Lepage est invité avec son frère, François, à participer à une mission scientifique sur la base française Dumont d’Urville en Terre-Adélie (que l’on atteint grâce à l’Astrolabe – bateau polaire capable de casser la glace) pour rendre compte de tous les corps de métier nécessaires au fonctionnement d’une base polaire.
Au départ de ce site, ils intégreront, comme chauffeurs, le raid de ravitaillement de la station permanente franco-italienne Concordia (située à 3200 mètres d’altitude, au cœur même du continent Antarctique sur la calotte glaciaire qu’on appelle l’Islandis). C’est ce périple composé d’étapes et de péripéties que nous raconte Emmanuel Lepage dans La lune est Blanche.
Comme dans Le voyage aux îles de la Désolation (Futuropolis, 2011) et Un printemps à Tchernobyl (Futuropolis, 2012), Emmanuel Lepage se met en scène. Il fait preuve d’une grande curiosité, décrit avec humilité les émotions ressenties au cœur de l’aventure et fait le portrait des personnalités diverses qu’il est amené à côtoyer (médecins, météorologues, géophysiciens, ingénieurs, océanologues, mécaniciens…) toutes animées par cette même volonté de faire progresser la science, une sorte de « communauté du savoir » (p.71)
Comme dans Le voyage aux îles de la Désolation (Futuropolis, 2011) et Un printemps à Tchernobyl (Futuropolis, 2012), Emmanuel Lepage se met en scène. Il fait preuve d’une grande curiosité, décrit avec humilité les émotions ressenties au cœur de l’aventure et fait le portrait des personnalités diverses qu’il est amené à côtoyer (médecins, météorologues, géophysiciens, ingénieurs, océanologues, mécaniciens…) toutes animées par cette même volonté de faire progresser la science, une sorte de « communauté du savoir » (p.71)
Pour la photographie © François Lepage / Pour les dessins © Emmanuel Lepage
Emmanuel dessine, François photographie. Les photographies se mêlent aux dessins (à l’aquarelle ou à la craie grasse) en camaïeu brun ou en couleurs, composant un ensemble de plus de 200 pages de toute beauté. C’est le dessin vif d’une nature vigoureuse et implacable, d’une lumière incroyable, d’un infiniment grand, d’un infiniment blanc, d’un paysage entre liquide et solide, mouvant, vivant et d’une humanité aux prises avec ce monde rigoureux et plein de dangers, « un monde où l’homme doit se soumettre et s’adapter » (p.85), « un lieu profondément hostile où l’homme ne survit que par une logistique implacable, une capacité inouïe à s’adapter et où le moindre écart peut conduire à la tragédie » (p.203)
Au-delà de l’expérience humaine et artistique, c’est aussi une aventure fraternelle. Celle de 2 frères qui se retrouvent au cœur d’une mission polaire incroyable et pleine d’imprévus, à la fois témoins et partie prenante de l’aventure. Ensemble.
Pour l'illustration © Emmanuel Lepage
Ce livre, c'est un voyage profondément humain et esthétiquement magnifique. Une perle.
François & Emmanuel Lepage, La lune est blanche, Futuropolis, octobre 2014.







moi aussi les pôles me passionnent ! je note ces titres...j'avais envie d em'offrir l'autre E. Lepage
RépondreSupprimerLe second titre est absolument superbe ! <3
RépondreSupprimerJe note le 2e titre et le 3e aussi ! Ton article est superbe, comme toujours...
RépondreSupprimerBonne année de livres et de joie, ma chère Bauchette!
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