Des livres qui s'écoutent... mais qui se regardent et se lisent, aussi!
♦
Paco est tout excité. Ce soir, dans la forêt, a lieu un concert! Un à un, les animaux-musiciens arrivent : le clarinettiste, le pianiste, le violoniste, le contrebassiste, la violoncelliste, le flûtiste, etc.....
C'est l'occasion pour Paco (et le petit lecteur) de découvrir à tour de rôle les différents instruments de l'orchestre (et notamment des moins connus comme le piccolo ou le célesta) qui se réunissent dans un final entraînant tiré du Carnaval des animaux de Saint-Saëns.
C'est l'occasion pour Paco (et le petit lecteur) de découvrir à tour de rôle les différents instruments de l'orchestre (et notamment des moins connus comme le piccolo ou le célesta) qui se réunissent dans un final entraînant tiré du Carnaval des animaux de Saint-Saëns.
Des sons (16 au total) qui durent et d'une qualité musicale incroyable, des extraits pertinents extraits pour la plupart de l'oeuvre de Saint-Saëns, une petite histoire en randonnée très joliment illustrée par Magali Le Huche... Tout participe de la réussite de ce petit livre sonore (à puces électroniques).
Dans la même collection (autour plus spécifiquement des cuivres et des percussions) : Paco et la fanfare.
Dès 3 ans.*
Collectif (illustrations Magali Le Huche), Paco et l'orchestre, coll. "Mes premiers livres sonores", Gallimard, octobre 2014.
♦
Elodie Fondacci (journaliste et chroniqueuse à Radio Classique) adapte et raconte de sa voix suave et doucereuse "L'oiseau de feu", ballet en deux tableaux commandé par Serge de Diaghilev à Igor Stravinski en 1909.
L'histoire, qui reprend en partie le conte de "L'oiseau de feu" recensé par Afanassiev dans ses Contes populaires russes (milieu du XIXème siècle) s'en éloigne par la disparition du Loup-gris (élément omniprésent dans le conte russe qui aidait Ivan Tsrarévitch dans son périple) et par l'apparition, dans la deuxième partie, du cruel sorcier Katcheï contre lequel le jeune homme doit se battre (totalement absente de la version d'Afanassiev).
L'histoire, qui reprend en partie le conte de "L'oiseau de feu" recensé par Afanassiev dans ses Contes populaires russes (milieu du XIXème siècle) s'en éloigne par la disparition du Loup-gris (élément omniprésent dans le conte russe qui aidait Ivan Tsrarévitch dans son périple) et par l'apparition, dans la deuxième partie, du cruel sorcier Katcheï contre lequel le jeune homme doit se battre (totalement absente de la version d'Afanassiev).
Sur la musique tour à tour douce et énergique de Stravinski, le conte se déploie avec magie et puissance de la quête de l'oiseau de feu par le jeune prince Ivan Tsrarévitch au combat contre Katcheï qui retient prisonnière la belle Vassilissa dont il est follement tombé amoureux.
Avec sa palette chatoyante, Aurélia Fronty donne une interprétation graphique bien différente de celles que l'on connaissait de Bilibine ou de Gennadiï Spirin. Son Oiseau de feu n'en ai pas moins lumineux et parfaitement enchanteur.
Dès 6/7 ans.*
Elodie Fondacci (récitante), Aurélia Fronty (illustratrice), L’oiseau de feu, coll. « Histoires en Musique », Gautier-Languereau, octobre 2014.
♦
Jean-Pierre Kerloc'h adapte ici, pour une présentation en album, le grand classique de L. Franck Baum paru en 1900.
L'histoire est racontée par la cantatrice Nathalie Dessay qui se révèle absolument surprenante dans sa capacité à incarner tour à tour les multiples personnages de l'histoire : Dorothée, l'épouvantail, le robot de fer, le lion, la fée du nord, le magicien d'oz, etc...
Quel belle idée aussi d'avoir utilisé la bande originale du film de Victor Fleming (1939) comme fond sonore! Son souffle cinématographique qui rythme le livre-cd ainsi que ses morceaux d'anthologie comme le "Over the rainbow" chanté par Judy Garland transportent immédiatement l'auditeur.
Enfin, les illustrations à l'huile d'Olivier Desvaux (peut-être un peu inégales) apportent une dose de modernité à ce classique de plus d'un siècle.
A noter, à la toute fin du cd, la reprise en intégralité (avec paroles et traduction) des plus célèbres chansons du film de Victor Fleming.
Dès 8/9 ans.*
♦
Rémi, jeune pianiste, s'enfuit. Le trac est trop intense pour passer ce concours d'entrée au Conservatoire de Musique. Sa fuite éperdue le conduit jusqu'à un mystérieux château abandonné dans lequel somnolent de vieux pianos ayant appartenu aux plus grands compositeurs (Schubert, Schumann, Chopin, Liszt, Beethoven, Ravel...)
Après Le silence de l'opéra (Sarbacane, 2007), Pierre Créac'h revient avec un nouveau conte musical non moins beau. Un bel objet, grand format, de 80 pages, à la fabrication soignée.
Un travail bien mené par Pierre Créac'h tout à la fois auteur, illustrateur et compositeur de cet ouvrage en hommage au piano. Au piano en tant qu'objet aussi (l'auteur fait revivre des pianos anciens et des pianos de toutes formes - pianofortes, pianos carrés, pianos droits et à queue, clavicordes, épinettes, clavecins...).
S'il est question d'interprétation et d'hommage, il est surtout question ici de composition, de création musicale, et en cela le propos est assez original. Le jeune interprète de l'histoire, Rémi, est invité à créer sa propre partition et est aidé pour cela par tout une petite communauté de personnages vivant dans ce château qui se met à revivre (Cluster - le chat qui habite les lieux, Philomène - l'araignée tisseuse de portée, le Piano Pouventail, le métronome de Maelzel, etc...).
Les illustrations à la mine de plomb sont sobres et élégantes et la musique se compose à la fois d'extraits de grands compositeurs (interprétés sur des instruments d'époque) et de compositions de Pierre Créac'h. La terminologie musicale employée dans le texte est riche et précise. Peut-être manque-t-il juste un petit glossaire qui aiderait les non-initiés.
Le tout est qualitatif et savoureux et séduira incontestablement les musiciens en herbe.
Dès 9/10 ans.*
Pierre Créac’h (auteur et illustrateur) / Pierre Arditi (récitant), Le château des pianos, Sarbacane, octobre 2014.
♦
La palme de l'originalité revient à cette oeuvre pour récitant et orchestre (« The composer is dead ») créée en 2006 à l'initiative de l' Orchestre symphonique de San Francisco et pour la première fois éditée en France.
Elle se propose de faire découvrir les instruments de l'orchestre via une enquête policière palpitante qui tour à tour interroge les différentes familles d'instruments.
Le compositeur est MORT. Un inspecteur est sur l'enquête et ne compte pas en rester là. Seulement voilà, que ce soient les cordes, les cuivres, les bois ou les percussions... TOUS ont un sérieux alibi! Mais alors?....
Au texte enlevé et dynamique de Lemony Snicket répond l'interprétation malicieuse et très théâtrale de Pépito Matéo (que l'on retrouve parfaitement dans le dessin de Louis Thomas).
La musique, création de Nathaniel Stookey (compositeur américain également né en 1970) est somptueuse. Légère ou par moments délicieusement inquiétante et sombre, c'est une belle oeuvre qui mêle habilement les styles.
Un ensemble passionnant qui rend un bel hommage à la musique classique.
Dès 9/10 ans.*
Lemony Snicket (auteur) / Nathaniel Stookey (musique) / Louis Thomas (illustrations) / Pépito Matéo (récitant), Enquête à l'orchestre - Le Compositeur est mort , collection « Contes et Opéras », Didier jeunesse, octobre 2014.
♦
* Ces âges ne sont donnés qu'à titre indicatif. Chaque petit lecteur est différent et mérite que l'on tienne compte de sa singularité, de sa sensibilité et de ses aspirations.



.jpg)


Chaque soir avec Tilou, on écoute des albums sonores, je vais piocher dans ces belles découvertes. Merci.
RépondreSupprimerjolie sélection musicale... avec une envie de découvrir "enquête à l'orchestre ";-)
RépondreSupprimer