Dans un sursaut d'énergie soudain, je me dis que ça pourrait peut-être être bien d'évoquer ici en quelques mots, quelques uns de mes derniers coups de coeur en jeunesse... Alors, commençons par les jolies découvertes!
Autant j'aime retrouver les auteurs-illustrateurs "chouchous" dont je suis fidèlement les productions, autant j'aime découvrir des talents que je ne connaissais pas encore. Et en cet automne, j'ai découvert 4 illustrateurs, tous très jeunes, dont le travail me plaît beaucoup.
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Autant j'aime retrouver les auteurs-illustrateurs "chouchous" dont je suis fidèlement les productions, autant j'aime découvrir des talents que je ne connaissais pas encore. Et en cet automne, j'ai découvert 4 illustrateurs, tous très jeunes, dont le travail me plaît beaucoup.
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Il y a Adrien Parlange qui signe le texte et l'illustration d'un des plus brillants albums de cette fin d'année.
Le principe narratif est simple : tour à tour, deux petits garçons, une petite fille, un chien et une volée d'oiseaux pénètrent dans la chambre vide du lion et s'y cachent (à la peur de ne l'entendre revenir). Mais la manière d'occuper visuellement la page du livre et de travailler la ligne est très imaginative et subtile. Tout comme la chute, surprenante.
La réalisation en linogravure apporte une beauté supplémentaire presque "brute" et sensuelle à cet album déjà parfaitement conçu.
Pour feuilleter quelques pages, on peut se rendre : ici.
Et pour en savoir plus, on peut cliquer là, là et là.
Le principe narratif est simple : tour à tour, deux petits garçons, une petite fille, un chien et une volée d'oiseaux pénètrent dans la chambre vide du lion et s'y cachent (à la peur de ne l'entendre revenir). Mais la manière d'occuper visuellement la page du livre et de travailler la ligne est très imaginative et subtile. Tout comme la chute, surprenante.
La réalisation en linogravure apporte une beauté supplémentaire presque "brute" et sensuelle à cet album déjà parfaitement conçu.
Pour feuilleter quelques pages, on peut se rendre : ici.
Et pour en savoir plus, on peut cliquer là, là et là.
La chambre du lion, Albin Michel jeunesse, octobre 2014.
Dès 4 ans. *
Dès 4 ans. *
Il y a Vincent Pianina qui nous offre un petit album merveilleusement décalé autour du langage.
Tout repose sur un simple changement de lettres qui ouvre la porte à une foule de fantaisies visuelles et langagières.
C'est très bon, c'est très drôle... Ça pourrait même donner des idées d'ateliers. Et ses illustrations au style rétro sont absolument délicieuses.
Il semblerait que Vincent Pianina aime particulièrement les mots avec lesquels il jouait déjà dans Jungle publié en 2013 chez Gallimard. Et que son talent explose quand il est à la fois l'auteur et l'illustrateur de ses albums.
Pour voir des visuels intérieurs d'Ours molaire, c'est ici.
Tout repose sur un simple changement de lettres qui ouvre la porte à une foule de fantaisies visuelles et langagières.
C'est très bon, c'est très drôle... Ça pourrait même donner des idées d'ateliers. Et ses illustrations au style rétro sont absolument délicieuses.
Il semblerait que Vincent Pianina aime particulièrement les mots avec lesquels il jouait déjà dans Jungle publié en 2013 chez Gallimard. Et que son talent explose quand il est à la fois l'auteur et l'illustrateur de ses albums.
Pour voir des visuels intérieurs d'Ours molaire, c'est ici.
Pour en savoir plus (et notamment avec quelle technique il a réalisé ses illustrations), un petit tour à la soupe.
Ours molaire, Gallimard jeunesse giboulées, octobre 2014.
Dès 6 ans. *
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Il y a Anton Van Hertbruggen, tout jeune illustrateur belge, dont Le Chien que Nino que n'avait pas est le deuxième ouvrage publié.
Fasciné par les espaces naturels et notamment ceux de l'ouest américain, Anton Van Hertbruggen élabore un style graphique singulier qui mêle réalisme et fantasmagorie et nous transporte. Le tout dans une palette d'une grande finesse et dans un traitement vif et nerveux qui ne peut laisser insensible.
A la beauté de ses planches aux couleurs boisées et nocturnes répond un texte d'une grande délicatesse sur le thème de l'ami imaginaire (en l'occurrence ici un chien). Un album détonnant et éblouissant!
Le chien que Nino n'avait pas (texte de Edward Van De Vendel), Didier jeunesse, août 2014. Traduit du néerlandais par Marie Hooghe.
Dès 6/7 ans. *
Il y a enfin Tom Haugomat (issu de l'animation et dont c'est ici le second album en tant qu'illustrateur) qui me fascine par ses illustrations épurées d'une élégance folle.
J'aime son sens du volume et de la composition, son travail sur la lumière et la couleur (ici réduite à 2 couleurs primaires -le cyan et le magenta- utilisées en superposition suivant la technique de la sérigraphie).
Cet album s'inscrit dans une nouvelle collection, "Les Décadrés" , dont le parti pris est original : carte blanche est donnée à un illustrateur dont les images ne sont confiées à l'auteur qu'une fois terminées. A lui, après, de construire une histoire autour de ce support visuel qu'il ordonne de la manière qu'il le souhaite.
Maylis De Kerangal au texte, nous raconte à la première personne l'histoire d'une expédition montagnarde à toutes épreuves entre un enfant et un adulte, équipiers et amis.
Pour en savoir plus sur cet album et voir quelques pages intérieures, un petit clic : ici et ici.
J'aime son sens du volume et de la composition, son travail sur la lumière et la couleur (ici réduite à 2 couleurs primaires -le cyan et le magenta- utilisées en superposition suivant la technique de la sérigraphie).
Cet album s'inscrit dans une nouvelle collection, "Les Décadrés" , dont le parti pris est original : carte blanche est donnée à un illustrateur dont les images ne sont confiées à l'auteur qu'une fois terminées. A lui, après, de construire une histoire autour de ce support visuel qu'il ordonne de la manière qu'il le souhaite.
Maylis De Kerangal au texte, nous raconte à la première personne l'histoire d'une expédition montagnarde à toutes épreuves entre un enfant et un adulte, équipiers et amis.
Pour en savoir plus sur cet album et voir quelques pages intérieures, un petit clic : ici et ici.
Hors-pistes (texte de Maylis De Kerangal), Thierry Magnier, octobre 2014.
Dès 8 ans. *
Dès 8 ans. *
© Tom Haugomat
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* Ces âges ne sont donnés qu'à titre indicatif. Chaque petit lecteur est différent et mérite que l'on tienne compte de sa singularité, de sa sensibilité et de ses aspirations.
Des livres disponibles ou à commander chez ton libraire!






Je n'ai qu'Ours Molaire en rayon mais je vais regarder les autres, ça me plait pas mal !
RépondreSupprimermerci Bauchette pour ces bonnes idées de fin d'année...;-)
RépondreSupprimerMerci pour ce tour d'horizon fort intéressant. Et j'aime beaucoup le petit avertissement en fin de billet...
RépondreSupprimerQu'est-ce que j'aime cette phrase... « Chaque petit lecteur est différent et mérite que l'on tienne compte de sa singularité, de sa sensibilité et de ses aspirations. »
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