Dans les jardins d'Albert Kahn, on suit le chemin que l'on
veut, on prend son temps, on se pose, on aime se perdre, on s'émerveille devant
les infinies variations de verts et on traverse allègrement les espaces,
subjugué par tant de contraste et de diversité.
Après le village japonais, le jardin anglais puis la forêt
vosgienne, les impressionnants cèdres bleus de l'Atlas, la rigueur d'un jardin à
la française et ses vergers impeccablement entretenus, un jardin d'hiver aux
portes closes et enfin le jardin japonais contemporain qui -par sa richesse en
aménagements typiques- est peut-être le joyau de ce vaste espace bien qu'il ait
été créé beaucoup plus tard, en 1989, en hommage à la vie et à l'oeuvre du
mécène (et à l'initiative du département des Hauts de Seine).
Là on se perd un peu, on repasse par les mêmes endroits, les
mêmes rochers... On monte, on descend, on tente d'approcher les sublimes
nénuphars, on aime découvrir ici ou là un petit cours d'eau, un amoncellement
de pierres... Et on en oublie d'autres espaces pourtant indiqués sur le plan
(comme le marais) mais on s'en fiche bien car on sait déjà qu'on reviendra. Forcément.
Albert-Kahn, musée et jardins, 10-14, rue du Port, 92100
Boulogne-Billancourt.









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