Je sors bouleversée de
Stella, le film de Sylvie Verheyde.
J'ai été profondément touchée par ce film, par son sujet (dans les années 1970, comment une jeune fille d'un quartier ouvrier du sud de Paris parvient à s'adapter au nouveau monde dans lequel elle est soudain plongée tout en gardant son identité et sa personnalité), sa très
grande justesse de ton, l' impressionnante
interprétation de la jeune Léora Barbara
et la très belle manière dont il
est tourné.
J'ai aimé ce personnage de Stella, d'une force incroyable,
et son évolution au fil du film. J'ai beaucoup aimé également le personnage du
père (Benjamin Biolay), à la fois très aimant et très loin de sa petite fille.
Celui de Gladys, aussi, l'amie de Stella qui comprend sans avoir besoin qu'on
lui explique, qui est et reste là.
J'ai aimé les longs silences, les plans fixes, les regards
qui en disent long. J'ai aimé ce portrait de pré-adolescence, les images
du Nord (qui m'ont rappelé celles des
frères Dardenne), le traitement sans jugement du contexte familial dans lequel
évolue cette jeune fille étonnante, si frêle et si fragile derrière sa grande
maturité.
J'ai beaucoup aimé ce film. Je le garde quelque part dans ma tête et dans mon coeur.

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